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Il existe déjà, à Manille et dans d'autres grandes capitales submergées par les enfants abandonnés, des structures philanthropiques dont la mission ressemble à celle que nous nous sommes fixée. Dans la plupart des cas, elles prennent le problème à la base en venant au secours des familles les plus défavorisées souvent en prenant en charge la scolarité des enfants. C'est une très bonne chose, même si ce genre d'opération ressemble à une goutte d'eau dans un océan tellement il y a à faire !
Maintenant, considérez un enfant qui erre à son propre compte en survivant depuis plusieurs années dans les rues d'une grande ville -de Manille en l'occurrence. Pensez-vous qu'après ce qu'il aura vécu il ira facilement s'asseoir sur un banc d'école ? Vraisemblablement durant une semaine, pour satisfaire sa curiosité, mais son retard par rapport aux autre élèves et son habitude d'indépendance le fera très vite retourner à la rue et à ses dangers.
Voilà ce que nous proposons.
Un centre d'accueil, libre d'accès où chaque enfant qui le désirerait pourrait s'inscrire en toute liberté. L'inscription comporterait un suivi médical et une interview en vue d'une prise en charge et d'une orientation.
Un certain nombre de chambres, en fonctions des moyens dont nous allons disposer seront attribuées dans l'ordre d'inscription et pour durée illimitée. Ceci aura pour premier effet de donner à l'enfant la possibilité de " souffler ", de trouver quelques repaires sans pour autant être soumis aux contraintes d'une scolarité forcée.
Après un certain temps destiné à l'adaptation, l'enfant participera un minimum à la vie communautaire, et cherchera, avec l'encadrement la voie qui lui correspond. Scolarité, formation professionnelle ou autre.
L'établissement mettra en place un commerce, géré et tenu en grande partie par les enfants eux-mêmes dont les profits leur reviendront directement ou indirectement en subvenant à leur besoins immédiats, en leur procurant un revenu, en participant à la prise en charge de l'association.
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