OPERATION HUMANITAIRE

 
   
 
       
     
     
     
  Quelle serait votre réaction si vous vous trouviez en face d'un enfant d'une douzaine d'années, aussi épais qu'une aiguille à tricoter, n'ayant sûrement pas fait un vrai repas depuis plusieurs jours, voire plusieurs semaines, qui vous regarde en vous suppliant de l'aider?
Il est impossible que vous y restiez longtemps insensible peut-être lui donneriez-vous un peu d'argent ou lui achèteriez vous un sandwich, c'est bien. Mais ainsi, on ne fait que repousser le problème, on soulage, mais on n'apporte aucune aide. Il est cependant difficile de faire plus: on ne peut pas adopter tous les enfants malheureux de la terre.
Cela se passe aux Philippines, comme dans beaucoup d'autres pays du tiers monde. A Manille, les chiffres officiels déplorent 75.000 " streets children " . Ils ont le choix entre , trier des ordures, collecter de vieux papiers ou de plusieurs activités, vendre de cigarettes ou de bonbons au détails bouteilles ce qui leur permettrait tout juste de se nourrir, et l'exploitation du touriste, essentiellement vol et prostitution, beaucoup plus lucratif mais avec le risque permanent de racket des aines, de la police, ou la crainte de salvage. Aujourd'hui, avec les éruptions volcaniques, les tremblements de terre, les cyclones et le contexte social assez tendu, les touristes ont pratiquement disparu, les gogo bars sont fermés, les enfants des rues qui en ont marre d'avoir faim ne peuvent que se rabattre que sur le banditisme
Richard (21 ans)
  • J'ai fait six mois de prison, mon meilleur ami a été victime de salvage, j'ai de la chance d'être encore vivant ! Je fais des petits boulots qui me permettent de tenir, mais un jour je tenterai sûrement quelque chose pour m'en sortir, je n'ai aucun avenir !

Christopher (16 ans)

  • Le matin, je ramasse de vieux papiers pour les revendre au poids, l'après-midi, je fais du skating. Je voudrais gagner le championnat de skate l'année prochaine. C'est mon seul espoir d'avoir une autre vie. Le soir, je me cache pour dormir. Si la police me trouve, je risque de disparaître définitivement. De toutes manières, personne ne viendrait me chercher en prison !

Andry (12 ans)

  • J'ai de la chance d'avoir trouvé une famille chez qui je peux dormir. Mais si je rentre trop tard, la porte est fermée. Toute la journée, je me promène, comme je suis encore jeune, les gens me donnent facilement un peu d'argent pour manger. En fin d'après-midi. Je rejoins quelques copains qui sortent de l'école. J'aurais aimé aller à l'école…
 
   
 
     
  Il a six ans, huit ans peut-être...    
     
   
   
     
 

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